samedi 18 juillet 2009

Waku Waku!

Vive le Chocolat!

Le chocolat, c'est bon pour le moral. Waku Waku diront les japonais pour traduire l'excitation intérieure d'une personne qui se réjouit, un peu comme un enfant à l'idée de recevoir du chocolat...
C'est sur, pour les addict, le chocolat stimule les papilles et met les sens en émoi.
Le plaisir commence à la vision du packaging , formes , couleurs et lecture des saveurs.

Les designers culinaires l'ont compris et tentent d'initier les gourmands à un nouveau type de dégustation chocolatée.
Mary et Matt en sont l'exemple : la plaquette de chocolat conventionnelle se transforme et offre 150 grammes de fantaisie , aussi bien d'un point de vue visuel que d'un point vue gustatif.

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Et lorsque le designer Oki Sato s'allie au maître chocolatier Tsujiguchi Hironobu, le chocolat prend des airs de sculpture. Il ne suffit plus de manger simplement son chocolat , le gourmand à le plaisir de pouvoir le mettre en scène et crée ainsi son dessert comme si il composait une oeuvre d'art.

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Après avoir goûté aux différentes saveurs de chaque crayon, on peut s’amuser à les mélanger entre elles et créer de curieuses combinaisons.
Pour l’instant on se laisse guider par les saveurs énumérées devant chaque chocolat…
Si l’on imagine une couleur pour chaque saveur, on se rend compte que notre esprit n’est pas très créatif et associe chaque parfum à un code couleur dicté par la nature et publicités en tout genre. Les notes d’orange seront alors représentées par la couleur orange, le citron par une couleur jaune, la myrtille par le violet, …
IL en est de même dans le sens inverse, si nous voyons une couleur, notre esprit va tenter de décrypter le goût correspondant.(le rouge sera assimilé à la fraise, la tomate, le poivron, le piment, …)
La pâtisserie Sadaharu Aoki colore ses bouchées de chocolat et éveille nos rétines.
On parlera d’ailleurs d’une palette de chocolats colorés comme on parlerait d’une palette de maquillage... On devient captivé par les couleurs et l’on se laisse tenter…

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On peut aussi perturber nos sens et associer à un parfum une couleur qui ne serait pas dans la logique.
Imaginons un chocolat aux essences de lavandes : notre esprit nous renvoi inconsciemment à un camaïeu de violet. Si l’on associe à ce chocolat aux notes de lavande à un emballage orangé, notre mémoire gustative s’enraye.

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Allez-vous choisir votre chocolat en fonction de la couleur proposé ou aller vous lire les saveurs ?

Le café Kyobashi de Tokyo, qui prend des airs de tablettes géantes, vous initie aux carrés de chocolat 100% chocolat café à savourer avec son café. Chaque saveur de chocolat se présente sous une référence pantone. Le chocolat au poivre noir aura par exemple le numéro 42 et un emballage jaune…et si vous être perdu, autant tous les essayer!

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Une fois le carré de chocolat choisit pour accompagner votre café, vous avez alors la possibilité de croquer ce dernier puis de le laisser fondre sur la langue ou bien de le tremper dans votre café et ainsi le déguster semi-fondu.

Tentons de revisiter ce carré de chocolat et laissons de côté le coup de dent conventionnel.
Pour cela, le chocolat peut être apporté fondu, en mousse, en crème ou encore sous forme de ganache sur un support à mettre en bouche (cuillère, langue de chats en porcelaine, …).

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La ganache apporte fondant et crémeux au chocolat (comme un bonbon qui fond en douceur et libère son arôme).
Seul l’énoncé des saveurs donne une idée du goût à venir, aucune couleur ne vient brouiller nos papilles…

Pour 100 grammes de chocolat noir, il vous faudra 35 grammes de beurre et 35 grammes de crème liquide (une cuillère à café d’huile essentielle, de purée de fruits, ou une cuillère à café d’épices en poudre ou graines grillées selon votre choix).
Pour 100 grammes de chocolat au lait, compter 25 grammes de beurre et 25 grammes de crème liquide.
Pour 100 grammes de chocolat blanc, compter 20 grammes de beurre et 20 grammes de crème liquide.
Attention, les quantités de crème et de beurre varient selon le chocolat utilisé (le chocolat blanc étant du beurre de cacao, veiller à réduire le beurre, cela rendrait la ganache trop huileuse).

Faire fondre le tout au bain marie jusqu’à obtention d’une pâte bien homogène.
Placer ensuite la ganache dans des moules en silicone pour leur donner une forme et placer au réfrigérateur.
Vous pouvez également utiliser une poche à douille pour créer vos formes. Pour cela, disposer la ganache sur une plaque, recouvrir de film étirable et laisser reposer au réfrigérateur pendant une heure, verser le mélange dans une poche à douille et laisser parler votre imagination.

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Ci-dessus une ganache de chocolat blanc à la framboise (100 g chocolat blanc/50 g framboises écrasées, 25 g de coulis de framboise).

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Ci-dessus une ganache de chocolat au lait à la cannelle.

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Ci-dessus une ganache de chocolat noir au piment d’Espelette.

On peut bien entendu jouer au petit chimiste et créer de nouvelles saveurs : chocolat noir/lavande, chocolat noir/clous de girofle, chocolat noir /orange, chocolat noir/gingembre, chocolat au lait/thé vert grillé, chocolat au lait/noisettes grillées, chocolat au lait/fruits de la passion, chocolat blanc/pistaches, chocolat blanc/pignons de pins, chocolat blanc/azuki…(les arômes ne doivent pas tuer le goût du chocolat).

Et surtout, si vous êtes victime d’une rage de chocolat, restez calme!

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